Sur le vol de l'argent des participant-e-s aux Estivales 2017


Résumé de l'affaire au 23/09/2018 (tous les détails dans les paragraphes ci-après) :
  • Le 2 avril 2018, Typy Zoberman a démissionné de l'organisation des Estivales de la question animale (pour laquelle elle s'occupait notamment de collecter l'argent des participant-e-s) et a fondé un nouvel événement, l'Université d'été de la libération animale.
  • Après sa démission, elle a conservé l'argent restant à l'issue de l'édition 2017 (3575,16 €) puis a traîné jusqu'au 12 juillet 2018 pour régler la facture de la location du lieu (1742 € pour la MFR de Marlhes). Nous avons alors réclamé qu'elle nous rembourse le reste de l'argent des Estivales encore en sa possession (1833,16 €).
  • Le 3 juillet 2018, elle a d'abord annoncé, par la voix de sa nouvelle organisation, vouloir conserver cette somme, puis elle a annoncé le 18 septembre 2018 par message privé qu'elle acceptait de nous rembourser 1175,16 €, en échelonnant les versements de fin septembre 2018 à fin février 2019.
  • Nous apprécions que Typy Zoberman souhaite nous rendre cette somme, qui correspond à l'argent dont disposaient les Estivales avant l'édition 2017. Nous contestons cependant la légitimité qu'elle revendique à s'approprier les bénéfices de l'édition 2017 (658 €), car ni les participant-e-s ni l'ensemble de l'équipe d'organisation n'ont donné leur accord pour que cet argent soit détourné vers un autre événement.
  • Au 22 septembre 2018, Typy Zoberman nous a remboursé 200 €.

Publié par les Estivales de la question animale, le 23/06/2018.

La gestion financière des Estivales en 2017

En 2017, les Estivales ont été organisées par une équipe au sein de laquelle Typy Zoberman était chargée de la gestion financière. Pour des raisons de praticité, elle a souhaité que l'argent des Estivales issu des précédentes éditions (dit « fonds de roulement ») lui soit remis sur son compte bancaire, ce que l'équipe d'organisation des Estivales 2016 a fait le 14/02/2017 pour un montant de 1175,16 €. Cela devait lui permettre de payer un acompte pour la location du lieu de l'événement (nécessaire pour le réserver). Celui-ci s'élevant à 1350 €, elle a dû avancer 174,84 € d'argent personnel.

Lors de cette édition, les participant-e-s pouvaient régler leur réservation en espèces auprès de Typy Zoberman ou par un formulaire de paiement en ligne. Pour la gestion de ce formulaire de paiement, Typy Zoberman a fait appel à une association amie, Sentience Lille, qui disposait d'un compte bancaire associatif et avait ainsi tous les papiers requis pour s'inscrire sur la plateforme de paiement (HelloAsso). Ce compte a permis de réceptionner les paiements des participant-e-s de l'édition 2017, que ce soit par HelloAsso (3661 €), par virement (120 €) ou par chèque (482 €). C'est également sur celui-ci qu'ont été remises les espèces des participant-e-s (hormis celles directement dépensées sur place – dont Typy Zoberman refuse de donner la liste et les justificatifs) pour un montant de 1165 €. Au total, cela fait donc 5428 € de recettes des Estivales qui ont été créditées sur le compte bancaire de Sentience Lille.

En ce qui concerne les dépenses, Typy Zoberman a payé une partie des courses sur place directement avec les espèces collectées auprès des participant-e-s, et elle en a payé une autre partie par des chèques et virements émis depuis le compte de Sentience Lille pour un total de 1372,17 €.

À l'issue des Estivales 2017, il restait ainsi 4055,83 € sur le compte de Sentience Lille appartenant aux Estivales. Le 11/12/2017, Sentience Lille a reversé une grosse partie de cette somme sur le compte personnel de Typy Zoberman (3750 €). Cet argent devait lui permettre de récupérer la somme qu'elle avait avancée (174,84 €), de réaliser la dernière dépense relative à l'édition 2017 des Estivales – à savoir le paiement du solde de la facture de la location du lieu de l'événement (la MFR de Marlhes), et enfin de reconstituer un fonds de roulement avec l'éventuel surplus restant, pour pouvoir organiser l'édition 2018.

Les faits que nous reprochons à Typy Zoberman

Abus de confiance

À l'issue des Estivales 2017, Typy Zoberman n'a pas réclamé la facture de la location du lieu. Elle affirme ne pas l'avoir reçue, et y a vu une occasion de faire des économies (la MFR contredit cette assertion, affirmant lui avoir envoyé la facture ainsi qu'un courrier de rappel). Elle a donc laissé les Estivales se retrouver avec une dette de 1742 €. Typy Zoberman était chargée de la comptabilité pour les Estivales, et si l'équipe d'organisation a accepté qu'elle prenne en charge les finances, c'était évidemment pour qu'elle utilise les recettes de manière à payer toutes les factures. Ce choix de ne pas réclamer et de ne pas régler une facture adressée aux Estivales constitue donc un abus de confiance.

Détournement de fonds

Sur les 3750 € de recettes de l'édition 2017 reçus par Typy Zoberman sur son compte personnel, elle ne s'est pas contentée de récupérer son avance de 174,84 €. Elle a conservé l'intégralité de la somme ! Le surplus (3575,16 €) aurait pourtant dû servir à payer le solde de la facture de la location (1742 €), après quoi il serait encore resté 1833,16 €, constituant un fonds de roulement permettant de commencer à organiser l'édition 2018.

Typy Zoberman a choisi de conserver ces 3575,16 € sur son compte personnel, de ne pas payer le solde de la facture de la location et de ne pas rendre l'argent à l'équipe d'organisation des Estivales 2018 (dont elle devait faire partie, mais dont elle a démissionné le 2 avril 2018). Elle a reconnu en privé le 3/04/2018 que l'argent qu'elle avait conservé sur son compte était bien l'argent des Estivales.

Typy Zoberman doit payer le solde de la facture du lieu loué en 2017 (1742 €) et nous rendre le reste des recettes (1833,16 €).

Perte ou dissimulation des pièces comptables

Toute association doit tenir une comptabilité de ses dépenses et recettes et être en mesure de justifier les mouvements en cas de contrôle fiscal. Typy Zoberman fait obstruction à la bonne tenue de notre comptabilité en refusant de nous remettre les justificatifs comptables des dépenses réalisées. Nous espérons qu'elle ne les a pas égarés.

Les justifications de la personne ayant commis le vol

Contactée, Typy Zoberman a reconnu en privé « voler » cet argent aux Estivales pour le donner à une organisation qu'elle venait juste de créer (l'« Université d'été de la libération animale » – UELA), ajoutant : « Parce que je pense que c'est bien. ». L'objectif était en effet d'utiliser cette somme pour réserver la MFR La Palma (69), où se tiendrait l'UELA. Plus tard (le 8 avril), elle a précisé : « oui, je mesure qu'il s'agit d'une appropriation de l'argent des Estivales. Je le rembourserais si vous le voulez (et je pense que vous le voudrez), mais pas tout de suite ». Son organisation a ensuite annoncé sur Facebook devoir rembourser de l'argent aux Estivales (sans préciser un montant et une échéance).

Même si elle prétend qu'elle remboursera les Estivales ultérieurement, il s'agit bien d'un vol et d'un acte de recel, qu'elle considère légitime car elle est en désaccord avec la façon dont sont organisées les Estivales et estime que c'est la seule « solution » dont elle dispose pour lancer l'UELA cette année, sur des principes organisationnels qu'elle estime meilleurs (ces divergences sont largement expliquées dans le communiqué de création de l'UELA, sur sa page Facebook).

Notre tentative de conciliation amiable

Comme Typy Zoberman refusait catégoriquement de nous rembourser de façon immédiate, nous lui avons adressé une lettre recommandée le 18/04/2018 pour lui demander à l'amiable de régler le solde de la facture de la location de la MFR de Marlhes (1742 €), comme elle aurait dû le faire depuis le mois d'août 2017, et de nous rendre au moins l'équivalent du fonds de roulement de 2016 (1175,16 €). Nous avions fixé pour date limite le 30/04/2018. Le jour venu, nous avons pu constater que nous n'avions obtenu ni réponse ni virement. Le 4 mai 2018, elle nous a averti qu'elle nous adresserait une réponse à cette lettre recommandée au plus tard le 7 mai. À ce jour, nous n'avons toujours aucune réponse de sa part et elle ne nous a pas rendu l'argent. Elle ne nous a pas non plus remis les justificatifs comptables pour les dépenses réalisées.

Suites judiciaires

Face à l'échec de la tentative de conciliation et au silence de Typy Zoberman, il ne nous reste plus que la dénonciation publique et la voie judiciaire pour récupérer l'argent volé. Un procès devrait permettre de contraindre Typy Zoberman à payer le solde de la facture du lieu loué en 2017 (1742 €) et à nous rendre le reste des recettes (1833,16 €) conservées sur son compte. Comme elle nous a déjà adressé des aveux de vol, nous avons confiance quant à nos chances d'obtenir qu'elle soit condamnée à nous rembourser et à nous indemniser pour les frais de justice.

Mise à jour du 03/07/2018

Dans un article paru sur le site web de l'UELA, l'organisation annonce enfin qu'elle va payer la facture de la MFR de Marlhes, tout en avançant de faux prétextes pour justifier ce retard : la facture n'aurait pas été réglée car elle aurait été envoyée chez Pierre Sigler, qui ne l'aurait pas transmise à Typy Zoberman (sachant que l'adresse de Pierre Sigler était en 2017 le domicile légal de Typy Zoberman)... or Pierre Sigler n'a jamais reçu ladite facture, et il appartenait de toute façon à Typy Zoberman de la réclamer directement à la MFR de Marlhes dès le mois d'août 2017. Nous attendons de voir si cette promesse de paiement sera bien suivie d'effets.

Nous déplorons par ailleurs que cette annonce s'accompagne de propos diffamatoires : Mata'i Souchon aurait rendu l'organisation des Estivales « déficitaire » avant l'édition 2017, nous aurions indûment cherché à récupérer une « somme bloquée » de 3750 € à Typy Zoberman dans notre lettre de mise en demeure, nous aurions réalisé une « tentative d’extorsion de fonds » et d'« appropriation » du travail des personnes organisant l'UELA, nous aurions mené une « campagne de diffamation »... En vérité, les Estivales n'étaient pas déficitaires avant l'édition 2017, mais bien bénéficiaires de 1175,16 € (il est vrai que le fonds de roulement a diminué au cours des précédentes éditions, mais les Estivales sont toujours restées bénéficiaires avant 2017) ; la « somme bloquée » de 3750 € est un chèque signé de Typy Zoberman que nous avons demandé à la MFR de La Palma de ne pas encaisser et de lui rendre ; le fait que Typy Zoberman ne soit plus d'accord avec le fonctionnement des Estivales et décide de démissionner de l'organisation ne justifie pas qu'elle attende de nous que nous effacions le travail qu'elle a réalisé pour les Estivales sous peine de nous voir reprocher une « réappropriation ». Le principal travail réalisé par Typy Zoberman pour le compte des Estivales, avant sa démission, a été de rechercher un nouveau lieu pour l'événement : elle a trouvé la MFR de La Palma, l'a visitée, a dressé un compte-rendu de cette visite et a signé un contrat de location. 3 mois avant le début de l'événement, elle démissionne. Devrions-nous alors choisir un autre lieu, juste pour ne pas nous voir reprocher une « réappropriation du travail » de Typy Zoberman ? Ces accusations absurdes ne justifient en rien de ne pas nous rendre l'argent restant à l'issue des Estivales 2017 (1833,16 €), qui aurait dû constituer le fonds de roulement permettant d'organiser les Estivales 2018, et de ne pas nous remettre les pièces comptables relatives à l'édition 2017.

Mise à jour du 13/07/2018

La MFR de Marlhes nous confirme avoir reçu hier le paiement de Typy Zoberman pour la facture de la location en 2017. Nous apprécions de constater que cet engagement a été honoré. Il demeure que Typy Zoberman dispose encore de 1833,16 € à l'issue des Estivales 2017 et que nous attendons toujours qu'elle nous rembourse cette somme.

Mise à jour du 18/09/2018

Typy Zoberman nous annonce qu'elle compte nous rembourser 1175,16 € en échelonnant les versements de fin septembre à fin février.

Mise à jour du 22/09/2018

Typy Zoberman nous a remboursé 200 € ce jour.