Marie Semin - Atelier de lecture de Solidarité animale : défaire la société spéciste

Par Marie Semin, étudiante en master de recherche et création littéraire, militante écoféministe, activiste au sein de divers associations et mouvements citoyens.

L'atelier se tiendra sur trois créneaux de deux heures chacun, répartis sur trois journées presque consécutives.

Il visera principalement à offrir un temps de lecture suffisant pour permettre à chacun-e de lire l'ouvrage entier (ou presque) en quatre jours.

Chacune des séances sera suivie d'une petite séquence de débat.

Une dizaine d'exemplaires sera mise à disposition sur place.

Malgré la visibilité croissante de la « question animale », la confusion règne parmi ses divers commentateurs. Les termes dans lesquels le débat est posé, y compris dans les milieux progressistes, empêchent d’en comprendre les enjeux véritables.
C’est en particulier le cas pour la notion de « spécisme », qui désigne une discrimination fondée sur le critère de l’espèce, et postule la supériorité des humains sur les autres animaux. Cette hiérarchisation des individus selon leur espèce a pourtant des effets très concrets : aujourd’hui, ce sont plus de 1 000 milliards d’animaux qui sont exploités et tués chaque année pour leur chair, parmi lesquels une vaste majorité d’animaux aquatiques. Comment est-il possible de continuer à justifier toutes ces souffrances et morts d’êtres pourvus de sensibilité ?
Cet ouvrage, en dévoilant l’impasse théorique, éthique et politique dans laquelle nous enferme la société spéciste, clarifie les réflexions développées par le mouvement antispéciste en France. Proposant une synthèse claire et accessible, Axelle Playoust-Braure et Yves Bonnardel montrent en quoi le spécisme est une question sociale fondamentale et plaident en faveur d’un changement de civilisation proprement révolutionnaire.

Yves Bonnardel est militant libertaire et égalitariste. Compagnon de route historique des Cahiers antispécistes, il est l’auteur, avec David Olivier, du « Manifeste pour l’abolition de l’apartheid international » (1994) et a codirigé La Révolution antispéciste (PUF, 2018).
Axelle Playoust-Braure a étudié la sociologie et s’est formée au journalisme scientifique à l’ESJ de Lille. Elle est également corédactrice en chef de L’Amorce, revue en ligne contre le spécisme, et membre du conseil d’administration de l’OPIS (Organisation for the Prevention of Intense Suffering).