Yves Bonnardel - Avantages et inconvénients de plusieurs stratégies du mouvement antispéciste

Par Yves Bonnardel, militant libertaire et égalitariste.

De nombreux parti-pris stratégiques s’affrontent au sein du mouvement antispéciste, parmi lesquels on peut par exemple distinguer un militantisme quotidienniste (le « go vegan! ») d’un militantisme qui se veut plus politique ou plus « culturel ».

Ou bien, un militantisme basé sur des campagnes concrètes sectorielles, qui est à distinguer de l’établissement d’un front de bataille culturelle.

Il y aussi la distinction, importée des Etats-unis, qui est couramment faite entre abolitionnisme et welfarisme ou néo-welfarisme. Qu’en penser ? Est-elle opérante aussi en francophonie ?

En France, deux stratégies se sont développées de façon connexe mais reliée, antispéciste d’une part, et pour l’abolition de la viande d’autre part (laissant en friche le champ de l’anti-vivisection ou de l’anti-chasse). Là encore, pourquoi ?

Il y a aussi à se poser la question de la place de la critique de l’humanisme (ou au contraire, du fait de s’en réclamer), de celle du naturalisme (idem), mais aussi celle de la stratégie de la convergence des luttes, ou bien encore, si l’on doit rester « gentils » avec nos adversaires, ou bien au contraire se faire « méchants », etc.

La discussion portera sur les avantages et inconvénients de ces différentes stratégies, étant entendu qu’il ne s’agira pas d’établir une stratégie idéale visant à évincer les autres. Il s’agit plutôt d’y voir plus clair, d’avoir quelques éléments supplémentaires pour en débattre… et pour s’engager.